L’origine du nom VABRE se perd dans les temps anciens, il signifie encore aujourd’hui en Langue d’OC : vallée profonde, ravin.

Dans les années 1200, une place fortifiée abrite des moines hospitaliers, le village se développera d’abord à l’abri du château sur l’éperon rocheux qui domine le Gijou, à l’emplacement du temple actuel et de la poste. Une porte magnifique, lo Trauc de la Campana, témoigne de ce passé de citadelle.
Longtemps à l’écart des voies de communication, accessible seulement par des chemins muletiers, Vabre sera un lieu d’accueil, de refuge, de résistance et de non conformisme. Des cathares aux maquisards, en passant par les douloureux épisodes des guerres de religion, le pays tout entier résonne encore des échos de ces luttes.
Dans le courant du 19e siècle une première route départementale, puis la construction du pont neuf, de 7 curieuses arches « gothiques » à plus de 15 mètres au dessus du Gijou modifient profondément le village et l’ouvrent vers l’extérieur. Dés les premières années du 20e siècle, la construction d’une ligne de chemin de fer « le petit train de La Caune » permet à Vabre de s’ouvrir à l’ère industrielle et de devenir pour plus d’un demi siècle, une place forte du textile.
Détruit le train, disparu le textile, le village vit aujourd’hui de ses tailleurs de pierres, fiers granitiers du SIDOBRE, de ses entreprises hautement qualifiées de maçonnerie et de ses charcuteries de tradition. Dans le respect d’une nature préservée, le village s’oriente vers un développement harmonieux et durable…